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cinéma

Télé Gaucho

Quand Victor quitte ses parents pour vivre à Paris, il s'imagine plutôt en grand réalisateur mais son chemin va croiser celui de Jean-Lou, Yasmina, Adonis et les autres joyeux lurons de l'équipe de Télé Gaucho. Avec peu de moyens mais beaucoup d'envie, le petit groupe filme et défend des programmes de son choix : engagés, intelligents et largement en prise avec les soubresauts de la société. Au coeur de ce parcours un brin anarchique, Victor croise Clara, jeune femme lumineuse en quête d'elle-même...

En transposant à l'écran une parenthèse personnelle en partie autobiographique, Michel Leclerc ne délaisse pas un certain cinéma politique qui avait fait le succès du Nom des gens. L'élan et l'envie sont les mêmes mais le mélange prend plus difficilement, la faute sans doute à une trop grande gourmandise. A vouloir mettre trop de fers aux feu, le cinéaste perd un peu de vue le fil directeur de son film qui tend à se disperser dans une multiplicité de sous-intrigues pas forcément toutes passionnantes. Télé Gaucho, entre la comédie franche et la réflexion politique, paraît naviguer un peu à vue et c'est dommage même si l'on ne peut que se réjouir que la politique revienne (un peu) au cinéma. A l'écran, Sara Forestier livre un décalque de son personnage du Nom des gens, la conscience politique en moins, quant à Félix Moati, porte d'entrée du spectateur dans ce joyeux foutoir, on finit hélas par devenir vite indifférent à son destin. Enfin le côté choral du groupe constitué autour d'Eric Elmosnino et Maiwenn pour donner vie aux 'animateurs' de Télé Gaucho fait plutôt mouche, ce qui ne suffit pas à sauver le film.

Publié le 14/12/2012 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma