concerts

The Pirouettes

858866801f92090308b45fd4b9d926c910aa2375
C'est avec un deuxième album, Monopolis, que nous revient The Pirouettes, le duo formé par Vickie Chérie et Leo Bear Creek.

 

Après le succès rencontré par Carrément, Carrément, leur premier opus, The Pirouettes continue de peaufiner un style musical unique, que l'on peut assimiler à de la pop-électro chanté en français. Pour Monopolis, le duo a imaginé un monde à part en s'emparant du cadre de Starmania, où se mêlent morceaux autobiographiques et histoires narratives inventées. Une envie d'ouverture, de décentrement, qui a enrichi ce nouvel album. Le duo est en tournée, et ça vaut le détour !

A l'occasion de leur tournée, Sortir s'est entrenu avec Leo :

 

  • Pouvez-vous résumer votre parcours musical à tous les deux, comment êtes-vous tombés dans la musique ?

     

Alors on s'appelle The Pirouettes et là, on vient de sortir un 2ème album qui s'appelle Monopolis. Avant cela, il y a eu un premier album, Carrément, Carrément, et encore avant, plusieurs EP. On a commencé quand on s'est rencontré au lycée, on devait avoir 17 et 18 ans, on était amoureux, on voulait faire de la musique ensemble, et on l'a fait. Tout simplement !

 

  • Comment vous-êtes vous fait connaître par du grand public ?

J'avais la chance de faire partie du milieu musical en France, parce que j'avais un groupe qui s'appele Coming Soon, j'ai toujours ce groupe d'ailleurs, avec mon frère et d'autres copains d'Annecy. Du coup, j'avais déjà quelques contacts à Paris alors je n'habitais pas encore à Paris quand on a commencé. Quand on a eu envie de développer le projet et d'en faire quelque chose de sérieux, on avait déjà une ouverture. Mais sinon, ce qu'on a fait, c'est qu'on a, dans un premier temps, mis notre musique sur Internet, qui était téléchargable gratuitement, puis on a fidélisé comme ça, petit à petit, un public. On a aussi toujours eu envie de sortir beaucoup de contenus vidéos. Depuis toujours, on fait des clips, ce qui fait que sur notre chaîne Youtube, il y a plein plein de clips.

 

  • Et c'est vous qui vous chargez de la réalisation des clips ?

Pas pour tous, mais Victoria en réalise quelques-uns. Récemment, elle a fait le clip de Baisers volés pour le deuxième album. Elle avait fait pour le premier, le clip de L'escalier, qui est notre clip le plus populaire. Sinon on a des potes réalisateurs à qui on fait appel, souvent les mêmes personnes, comme Kévin Elamrani-Lince, il est très talentueux ! C'est lui qui a fait le tout dernier qui est sorti, Si léger.

 

  • Ce n'est pas trop compliqué de travailler ensemble en étant en couple ?

Ce n'est pas toujours facile, oui, car on passe un peu notre vie ensemble. On est 24h/24 l'un sur l'autre, mais ça a ses bons côtés car du coup, ça pimente vachement la vie de couple. On part faire des concerts ensemble, en France, à l'étranger, c'est des super expériences à vivre à deux. Mais c'est clair que ça n'est pas facile car du coup, nous sommes très honnêtes l'un envers l'autre, donc quand il y a un truc qui ne va pas, on hésite pas à se le dire.

 

  • Pourquoi le nom de The Pirouettes ?

Alors pour ça, on a plusieurs histoires mais aucune n'est vraiment intéressante ! (rires) En gros, c'est mon frère qui a trouvé ce nom un peu dans l'urgence, car il nous fallait un nom ultra rapidement pour nous inscrire à la Semaine des talents de notre lycée. C'était l'occasion de faire un concert entre midi et deux ! Il savait qu'on parlait beaucoup de nous-mêmes dans nos textes, donc la pirouette c'est un tour sur soi-même, et puis notre musique est assez dansante, et la pirouette est aussi un mouvement en danse classique, donc tout ça a plus ou moins du sens ! (rires)

 

  • Comment définissez-vous votre style musical ?

Pour faire simple, on dit qu'on fait de la musique pop-électro chantée en français. Après, ce n'est qu'une étiquette, on fait quelque chose de bien à part, je l'espère en tout cas.

 

  • Quelles sont vos influences musicales ?

On s'est vraiment retrouvé sur la chanson française. A la base, Victoria et moi écoutions plutôt des chansons anglo-saxonnes, et puis c'est quand on s'est rencontré qu'on a réécouté les tubes de France Gall et Michel Berger, Christophe, Etienne Daho,... Et on s'est dit que c'était vraiment la musique qu'on avait envie de faire, de la variété française de qualité. Et à côté de ça, on continue d'écouter des morceaux internationaux, du rap, pas mal de rap français, qui a une grosse influence, le rap américain, plein de trucs en fait ! On écoute de tout, on est assez ouverts.

 

  • C'est pour cela que vous avez choisi de chanter en français ?

Oui, mais d'abord on a commencé à chanter en anglais. Il y a eu peut-être trois morceaux en anglais, et assez rapidement on a repris une chanson de France Gall et Michel Berger, Comment lui dire, et on s'est rendu compte que ça nous allait bien et qu'on était plus à l'aise dans cet excellent français. Du coup, on s'est dit que ce serait notre particularité. Et je pense qu'on a bien fait car notre public est attaché à nos textes en français, ça permet de pouvoir s'identifier un peu à ce qu'on raconte dans nos chansons.

 

  • Vous composez les paroles et les musiques ensemble ?

Oui, carrément. On part toujours d'une instru, qu'on compose chacun de notre côté soit à deux, pour finir avec le texte. Et le texte, pareil, on le partage. Souvent quand on chante des couplets séparément, chacun écrit son propre couplet et à la fin on brainstorm !

 

  • Quels thèmes vous ont particulièrement inspiré pour ce nouvel album ?

L'idée de l'album, c'était de se mettre en scène dans un monde à part, dans un monde qui est le nôtre, car c'est une remarque que l'on a souvent, qu'on a un peu l'air d'être dans notre bulle. On a donc eu envie d'insister là-dessus, alors on a piqué le cadre de la comédie musicale Starmania, avec la ville de Monopolis, d'où le nom de l'album, et on s'est amusé à réfléchir, à écrire nos propres histoires. Il y a des histoires qui sont autobiographiques, et puis d'autres qui ne sont pas du tout les nôtres, où on hésite pas à être plus narratifs, je pense au morceau Médina par exemple, qui est un conte. Pour le coup, on est vraiment parti loin en inventant une véritable histoire. C'était l'idée de l'album, de créer notre monde et de s'écarter du 100% replier sur-mêmes. Le premier album, Carrément, Carrément, parlait beaucoup de nous, c'était en fait que des morceaux qui parlaient de nous, et là, aussi bien en terme d'écriture que de composition, on est allé un peu ailleurs, parce qu'on a fait appel à des compositeurs extérieurs, des potes qui nous ont envoyé des instrus,... On a pas tout fait de A à Z, contrairement au premier album. Donc cela a rendu l'album plus ouvert. Je pense que le deuxième album est plus riche que le premier.

 

  • Et cette pochete, alors ?

C'est Victoria qui a réalisé la pochette, et je dirais que les influences sont entre la chanteuse Hannah Diamond et les artistes plasticiens Pierre et Gilles. L'idée, c'était de nous mettre en scène autour de la ville, en mode King Kong, surplombant la ville de Monopolis. Il y a des gens qui sont un peu choqués par cette pochette, qui la trouvent kitsch, mais nous on l'adore, on l'a trouvé forte. On a fait la photo en studio, c'est d'ailleurs un autoportrait pris par Victoria, autour duquel elle a construit un décor à partir d'immeubles de New-York, d'images de montagnes... La pochette est cool !

 

  • Plutôt scène ou plutôt studio ?

Les deux nous plaisent mais là, après le passage en studio, on est content de faire de la scène. C'est vraiment une récompense, quand les gens se sont appropriés les morceaux que t'as écrit, qu'ils connaissent les paroles par cœur. C'est vraiment la meilleure des récompenses !

 

  • Comment vivez-vous la tournée ? C'était quelque chose qui vous tenait à cœur ?

Bien sûr, c'est presque pour cela qu'on a fait un deuxième album aussi vite, on a eu envie d'enchaîner pour reprendre la route dès que possible. En plus, sur scène, on est pas que deux, on est avec des musiciens, qui sont aussi des potes, et c'est un plaisir de passer du temps avec eux.

 

  • Si vous deviez faire un featuring avec quelqu'un, ce serait avec qui ?

Ce serait avec Justin Bieber, parce qu'on l'aime trop, on est trop fan, il est trop beau ! (rires)

 

  • Quel serait votre plus grand rêve en tant qu'artiste ?

De perdurer, vraiment, d'arriver à continuer d'intéresser les gens sur la longueur, à sortir des albums... Continuer à donner des concerts, à faire des tournées dans le monde, c'est vraiment cela l'objectif. Je ne pense pas à un rêve plus gros que ça en fait ! Ce serait déjà assez incroyable qu'on puisse continuer juste à vivre de notre musique et à kiffer. Car en général, les gens s'attachent aux nouveautés, et pour ce 2e album, on risquait d'être moins intéressants... Mais pour l'instant, tout va bien, l'album est sorti dans de bonnes conditions, les concerts sont remplis, c'est un plaisir.

 

 

Publié le 28/11/2018 Auteur : Capucine CORRADI

Le Métronum
2, rond-point Madame de Mondonville, Toulouse
Le 13 décembre à 20h
Tarifs : 19€
www.metronum.toulouse.fr

 

Le Rocher de Palmer
1 rue Aristide Briand, Cenon
Le 14 décembre à 20h30
Tarifs : 22/20/17€
Tél : 05 56 74 80 00


Mots clés : Pop Electro